Alors que les impérialistes et les autres forces réactionnaires intensifient plus que jamais leurs manœuvres contre le socialisme, on voit se répandre un grand nombre de sophismes diffamant ce régime. Les ennemis du socialisme critiquent celui-ci ou en l’étiquetant comme «totalitarisme», ou en le comparant à un «régime de caserne», ou encore en l’accusant d’être fondé sur un «système de commandement administratif». Et ils affirment faussement que c’est justement en cela que réside la cause de l’échec du socialisme.
De par leur nature, ces diffamations ne diffèrent en rien de la propagande antisocialiste pernicieuse à laquelle les impérialistes se sont livrés obstinément dès le moment où le socialisme est apparu sur le globe. Ces derniers ont prétendu que le socialisme représentait une société inhumaine, dépourvue de liberté et de démocratie. Le «totalitarisme», la «caserne» ou le «système de commandement administratif» ne sont rien d’autre qu’une nouvelle version de la propagande antisocialiste des impérialistes.
Jadis, l’idéal de la démocratie qui, s’opposant à l’absolutisme féodal, se réclamait de la liberté, de l’égalité et des droits de l’homme fut transformé par la classe des capitalistes en démocratie bourgeoise qui préconisait et défendait l’exploitation et l’oppression exercées par le capital. Les impérialistes ont fait l’impossible pour farder cette démocratie bourgeoise en une «démocratie libérale», mais ils n’ont pas réussi à dissimuler la fausseté et la nature réactionnaire de cette «démocratie» ni à empêcher l’aspiration et l’attachement à ce socialisme, qui garantit une liberté et une démocratie authentiques, de s’ancrer dans le cœur des masses populaires. Or, ces derniers temps, ces sophismes, création de la propagande antisocialiste perverse des impérialistes, ont provoqué une confusion idéologique chez les peuples de plusieurs pays socialistes. Nos ennemis de classe ont jeté de l’huile sur le feu pour induire les peuples en erreur, ce qui, finalement, a entraîné l’effondrement du socialisme. La chute du socialisme dans plusieurs pays a résulté de l’entente criminelle entre impérialistes et forces contre-révolutionnaires de ces pays-là, et c’est aussi la conséquence de la pénétration idéologique et culturelle de l’impérialisme ainsi que de l’action des idées opportunistes de droite qui gangrènent les esprits. Toutefois, le rôle décisif a été joué par les menées contre-révolutionnaires des renégats du socialisme qui étaient apparus dans ces pays. En vue de supprimer le socialisme, depuis longtemps, les impérialistes se sont livrés directement à des actes d’agression, à des pressions, à des blocus et à des supercheries, ainsi qu’à toutes sortes d’activités subversives, d’une part, et, d’autre part, se sont servis, comme laquais, de ceux qui, dans les milieux dirigeants du mouvement communiste et ouvrier, avaient renoncé à la révolution ou qui l’avaient tra
Les raisonnements invoqués par eux pour critiquer le socialisme ne sont que de fausses allégations.
Originellement, le totalitarisme a été le concept politique des dictateurs fascistes. Les dictateurs notoires Hitler et Mussolini l’utilisèrent comme arme idéologique pour justifier leur dictature fasciste. En lançant le slogan trompeur du «national-socialisme» et en prétendant qu’il ne fallait admettre aucun mouvement ouvrier ni aucune lutte des classes pour défendre les intérêts de la totalité de la nation ou de la totalité de l’Etat, ils dénièrent aux masses populaires jusqu’aux libertés et aux droits démocratiques les plus élémentaires et pratiquèrent une politique despotique d’une barbarie inouïe. La nature réactionnaire du totalitarisme s’exprime par le fait que, prétextant que chaque individu est appelé à obéir à la totalité, il sacrifie les intérêts des masses laborieuses à la cupidité de la classe dirigeante réactionnaire. Quant à cette totalité dont il est question ici, elle ne représente pas les masses populaires, mais, au contraire, les milieux privilégiés minoritaires, tels que les capitalistes monopoleurs, les gros propriétaires fonciers, les bureaucrates réactionnaires et les clans militaires. Prétendre que le régime socialiste, dans lequel les masses populaires sont maîtres de tout, est un «régime totalitaire» n’est qu’un sophisme, car cela revient à reléguer les idées les plus progressistes, celles qui reflètent les intérêts des masses, au niveau des idées réactionnaires des milieux dirigeants fascistes.
Il est également faux et absurde de taxer le socialisme de «régime de caserne». Le mode de vie social se détermine par l’idéologie et diffère d’un régime social à un autre. D’une part, le socialisme représente l’idéologie la plus avancée qui soit conforme aux aspirations intrinsèques de l’homme, et, d’autre part, le régime socialiste constitue l’ordre social le plus développé, car il assure aux masses populaires une vie pleinement indépendante et créatrice. Ce n’est pas le régime socialiste, mais le régime capitaliste qui opprime l’indépendance et la créativité des masses populaires. Dans la société capitaliste, le peuple travailleur n’est que l’esclave du capital et ne peut en aucune façon jouir d’une vie méritoire, indépendante et créatrice. Tenter de discréditer le socialisme en l’étiquetant de «vie en caserne» revient en fin de compte à vouloir inverser les choses du monde et à faire passer le blanc pour le noir.
Il est tout aussi faux et absurde d’accuser le socialisme d’être un «système de commandement administratif». La méthode de commandement administratif est périmée en tant que méthode de domination propre à la société fondée sur l’exploitation de l’homme par l’homme, employée pour imposer par des moyens coercitifs la volonté d’une classe privilégiée. Dans la société capitaliste, la vie économique s’enchaîne de manière spontanée, en vertu de la loi de l’économie de marché, et l’Etat et la société ne peuvent être gérés que par une méthode de commandement administratif. Là, les masses populaires ne sont rien d’autre que l’objet de la gestion, et elles sont contraintes de se conformer aux commandements des autorités administratives. Or, dans la société socialiste, les masses populaires sont les maîtres de l’Etat et de la société; elles occupent une position digne de ce titre et assument le rôle qui leur revient en tant que tels en matière de gestion. Les caractéristiques fondamentales de la gestion de l’Etat et de la société par les masses populaires consistent justement dans le fait qu’une formation politique précède toutes entreprises, que les instances supérieures aident les instances inférieures et que tout le monde coopère étroitement en tant que camarades. Voilà ce qui est foncièrement différent du mode de gestion bureaucratique en vigueur dans la vieille société, consistant à tout imposer à la base au moyen de commandements administratifs. Si le recours à cette méthode administrative a été quand même constaté dans la pratique de l’édification du socialisme, il faut le comprendre comme ayant été le legs de l’ancienne société fondée sur l’exploitation de l’homme par l’homme, et non pas comme un phénomène inhérent à la société socialiste. Les renégats du socialisme se sont acharnés contre le centralisme démocratique en y dirigeant le fer de lance de leur attaque sous prétexte de combattre le «système de commandement administratif». Or, le centralisme démocratique est un principe important à respecter dans les activités de l’Etat socialiste, dans lesquelles la démocratie et le centralisme s’associent organiquement, ce qui constitue un trait représentatif de ces activités. Ceux qui, sous le mot d’ordre de «démocratie», ont rejeté le centralisme et provoqué l’anarc
Si toutes ces tentatives de détraction du socialisme, aussi saugrenues et aussi absurdes qu’elles soient, ont néanmoins pu troubler les esprits, cela s’explique principalement par le fait que les masses populaires n’ont pas été acquises aux idées socialistes. Il n’était pas facile, c’est vrai, de percer dès le début la nature réactionnaire de ces attaques, car elles ont été entreprises de manière perfide, sous le couvert du socialisme. Or, les gens ne se seraient pas si facilement laissés prendre à ce fatras de sophismes, si l’on avait développé et perfectionné la théorie du socialisme pour en faire un critère immuable et si l’on en avait imprégné les masses populaires.
Pour défendre et parachever la cause du socialisme, il faut développer et perfectionner sans cesse les idées socialistes et en imprégner les masses populaires de sorte qu’elles gardent une foi inébranlable en le socialisme. Or, cette foi provient de la conviction qu’on a de la justesse de l’œuvre du socialisme.
Le camarade
Si, dans tous les pays, on s’était efforcé de développer et de perfectionner les idées socialistes conformément aux exigences de l’époque contemporaine et du développement de la révolution et si l’on en avait imprégné les masses populaires de sorte que, acquises à ces idées, elles en fassent leur credo, on n’aurait pas assisté au drame de l’échec du socialisme; se nourrissant d’illusions sur la société capitaliste, loin de s’apercevoir de sa nature réactionnaire et corrompue, elles se sont laissées ébranler idéologiquement, pour finir par faire s’écrouler le socialisme. Comme l’expérience le montre, pour défendre et promouvoir la cause du socialisme, il faut perfectionner les idées socialistes et en imprégner les masses populaires au point qu’elles y soient totalement acquises.
Pour défendre et développer constamment l’œuvre socialiste, il faut amener les gens non seulement à garder une foi inébranlable en le socialisme, mais encore à considérer comme leur devoir moral de le défendre. Dans la société fondée sur l’exploitation de l’homme par l’homme, la politique de la classe dominante et la morale des masses laborieuses sont en opposition. Mais, dans la société socialiste où les masses populaires sont maîtres de l’Etat et de la société, la politique et la morale sont en parfait accord. L’implantation, dans tous les domaines, de la morale socialiste garantit l’union étroite des masses populaires sur le plan politique et moral. En effet, ce n’est que lorsque la morale socialiste fondée sur la camaraderie et le sentiment d’obligation révolutionnaires s’implante dans l’usage que le socialisme pourra s’enraciner dans la vie réelle. Alors seulement les masses populaires pourront édifier avec succès le socialisme en remplissant leurs devoirs et leur rôle en tant que maîtres de la société, défendre fermement la cause du socialisme et la parachever fructueusement en surmontant toutes épreuves. Si l’on rencontre des renégats de la révolution sur le chemin de l’édification du socialisme, c’est parce qu’ils ne sont pas acquis au socialisme au point d’y puiser leur foi, pas plus qu’ils ne se sont fait une obligation morale d’y adhérer. La cause du socialisme est celle du peuple. La trahir revient à trahir le peuple, ce qui est un acte de la pire immoralité. Ceux qui trahissent la confiance insigne que leur ont témoignée les membres du parti et le peuple et grâce à laquelle ils sont parvenus à occuper des postes importants dans la direction du parti et de l’Etat commettent un acte des plus vils. Mais, si quelqu’un abandonne son poste, se sachant incapable, ou quitte individuellement le parti pour telle ou telle raison majeure, on pourrait dire qu’il se conduit de façon tant soit peu honnête.
Si ceux qui naguère ne faisaient que parler de leur fidélité au so-cialisme ont dégénéré d’un coup en renégats de cette cause, c’est en fin de compte parce qu’ils n’avaient pas une foi totale en lui ni n’en avaient pris moralement conscience. Cela veut dire que la transformation idéologique tendant à inculquer cette foi et cette conscience morale à tous les membres de la société est la tâche fondamentale et prioritaire de défense et d’accomplissement total de l’œuvre socialiste.
La transformation idéologique doit être intimement liée à la pratique de l’édification du socialisme. L’objectif majeur proposé en imprégnant les masses populaires des idées socialistes est de bâtir avec succès le socialisme, régime qui leur assure une vie toujours plus souveraine et plus créatrice, en faisant appel à la force des masses ayant une conscience révolutionnaire. Sans la pratique de l’édification du socialisme, elles ne peuvent être imprégnées de façon satisfaisante des idées socialistes. On n’a un besoin vital du socialisme que si celui-ci est édifié correctement de sorte qu’on en éprouve la valeur dans la vie réelle.
Le parti et l’Etat de la classe ouvrière doivent s’attacher à réussir l’édification du socialisme pour que celui-ci manifeste toute sa valeur.
L’aspect essentiel de cette valeur est que les masses populaires sont maîtres de tout.
Pour être maîtres de tout, les masses populaires doivent l’être d’abord dans le domaine politique. C’est seulement ainsi qu’elles peuvent l’être dans l’ensemble de la vie sociale. La politique socialiste est une politique populaire, les masses en étant maîtres. Dans une société basée sur l’exploitation de l’homme par l’homme, la politique sert par essence à assurer la domination de la classe exploiteuse, tandis que les masses laborieuses ne font que la subir. Dans la société capitaliste, la vie humaine se déroule d’une manière spontanée, chacun n’agissant que pour assurer sa propre existence. Mais dans la société socialiste, les masses populaires, étant maîtres de la politique, organisent et conduisent de façon unifiée tous les secteurs de la vie sociale.
Toute politique est pratiquée par une organisation politique déterminée. Dans la société socialiste, pour exercer leurs droits de maîtres de l’Etat et de la société et s’acquitter de leurs responsabilités en tant que tels, les masses populaires doivent avoir une organisation politique représentant leur volonté et leurs intérêts. Le parti et l’Etat de la classe ouvrière représentent la volonté et les intérêts des masses populaires. Le parti de la classe ouvrière est l’organisation politique suprême, tandis que le pouvoir d’Etat est l’organisation politique au plus haut point globale. Le parti et le pouvoir d’Etat de la classe ouvrière assurent aux masses populaires la position et le rôle de maîtres de l’Etat et de la société.
L’organisation politique de la société socialiste doit agir selon un mode politique qui convienne à sa nature de représentant de la volonté et des intérêts des masses populaires. La création d’un mode politique conforme à la nature de la société socialiste est la condition essentielle d’une politique populaire. Le parti de la classe ouvrière et le pouvoir socialiste ont beau exister, les masses populaires ne sont pas à même d’exercer leurs droits ni de remplir leurs devoirs en tant que maîtres authentiques de la politique, s’ils n’établissent pas un mode politique nouveau et socialiste.
Le socialisme est un chemin inexploré; créer un mode politique qui lui soit propre est chose très difficile et compliquée. Cependant, bien des gens, se cramponnant à la théorie conventionnelle selon laquelle la politique est déterminée par le système économique, croyaient qu’il serait facile de gérer l’Etat et la société dès qu’on aurait instauré le régime socialiste. De ce fait, on n’a pu déterminer de façon judicieuse le mode politique adapté à la nature de la société socialiste, et le mode politique employé dans la société caduque a ressurgi en de nombreux points. Si des séquelles du mode politique datant de la vieille société n’ont pas été éliminées de la société socialiste, cela tient également à la connaissance incorrecte qu’on avait de l’essence des organisations politiques socialistes, distinctes de celles de l’ancienne société. Dans le passé, on a considéré en général qu’un parti était la troupe organisée d’une classe déterminée pour défendre ses intérêts, à savoir une arme de la lutte des classes, et que le pouvoir d’Etat servait à la classe dirigeante d’organisme autoritaire destiné à établir sa domination politique sur la société. Il en est résulté qu’on a veillé principalement, dans l’édification et les activités du parti et du pouvoir d’Etat, à accroître leurs fonctions et leur rôle, respectivement d’arme de la lutte des classes et d’instrument exerçant l’autorité. L’essence du parti de la classe ouvrière et du pouvoir socialiste réside d’abord en ce qu’ils sont au service du peuple. Ce n’est qu’en adoptant fermement ce point de vue que l’on peut conformer leur action dans la lutte des classes et leur exercice de l’autorité politique aux exigences souveraines des masses populaires. Etre au service du peuple, voilà où résident la nature et la valeur du parti et du pouvoir d’Etat de la classe ouvrière qui diffèrent foncièrement de ceux de la classe exploiteuse. Le moindre privilège est intolérable dans leurs activités de serviteurs du peuple. De par sa nature, le socialisme exclut tout privilège. L’abus d’autorité et la bureaucratie dans la pratique socialiste du passé tiennent à ce que le parti et le pouvoir d’Etat n’ont pas été édifiés en fonction de leur mission de serviteurs du peuple.
L’abus d’autorité et la bureaucratie sont le produit d’idées contraires au socialisme et l’expression de méthodes antisocialistes. Ils peuvent être éliminés si la société socialiste suit strictement la ligne adoptée en faveur des masses sous la juste direction du parti de la classe ouvrière pour amener les masses populaires à prendre leur position et à s’acquitter de leur rôle en tant que maîtres de l’Etat et de la société. Pour extirper l’abus d’autorité et la bureaucratie dans la société socialiste, il faut que tous les cadres soient disposés à servir fidèlement le peuple. Le mot d’ordre «Nous servons le peuple!» lancé par notre Parti reflète explicitement l’attitude et la position que doivent adopter les cadres à l’égard du peuple ainsi que la manière dont ils doivent travailler pour son bien. Notre expérience montre que l’abus d’autorité et la bureaucratie, legs de la vieille société, peuvent être éliminés parfaitement si l’on intensifie auprès des cadres l’éducation idéologique et la critique visant à améliorer leurs méthodes et leur style de travail.
Sans cette éducation idéologique et cette critique, l’abus d’autorité et la bureaucratie, loin de disparaître, sont encouragés. Une fois favorisés dans la société socialiste, ils éloignent les masses populaires du parti et de l’Etat, ce dont tirent profit les ennemis du socialisme. Les réalités des pays où le socialisme s’est effondré sont là pour le prouver. Dans tous ces pays, le peuple a réclamé un socialisme sans abus d’autorité ni bureaucratie, et non pas le capitalisme. Cependant, dans certains pays l’affaiblissement de la confiance du peuple en le parti et le gouvernement, dû à l’abus d’autorité et à la bureaucratie, a été l’occasion de se livrer à des actes de trahison: on a lancé des critiques absurdes contre le socialisme assimilé au «totalitarisme», et on a débité des propos mielleux sur l’instauration d’un «socialisme humanitaire et démocratique», pour induire en erreur le peuple et le dresser contre le parti au pouvoir et le gouvernement en régime socialiste. Le démantèlement du socialisme a apporté au peuple, non pas le «socialisme humanitaire et démocratique», mais le capitalisme avec tous ses maux: l’exploitation, l’oppression, les inégalités sociales, toutes sortes de fléaux sociaux, à commencer par des cas de crimes. Dans les pays où s’est effondré le socialisme et où le capitalisme a été restauré, l’abus d’autorité et la bureaucratie, loin de disparaître, ont été réglementés, légalisés et généralisés.
La valeur essentielle du socialisme réside en ce qu’il destine tout au service des masses populaires.
Tout est au service des masses populaires, c’est dire que toutes les activités du parti et de l’Etat ont pour but d’assurer aux masses populaires les libertés et les droits authentiques, et une vie aisée et conforme aux critères modernes. Les ennemis du socialisme diffament haineusement, en la qualifiant de «vie en caserne», la vie souveraine et créatrice que le parti et l’Etat assurent sous leur responsabilité aux masses populaires.
Le socialisme garantit une vie aisée et hautement civilisée aux masses populaires. L’aspiration de toujours des masses populaires à une vie exempte de tout souci et de toute inquiétude n’est réalisable que dans la société socialiste où le parti et l’Etat répondent des conditions de vie du peuple. C’est impensable dans la société capitaliste. Même ceux qui ont un certain niveau de vie sont en proie à une inquiétude constante, risquant à tout moment de tomber dans l’abîme de la faillite, du chômage et de la misère, telle est la société capitaliste. Vivre comme une minorité dans l’aisance et l’oisiveté sans penser aux autres ne peut être considéré comme digne de l’être humain. La vie heureuse et méritoire, répondant aux exigences intrinsèques de l’homme, c’est la vie créatrice qu’on mène en transformant le monde, la vie saine et égale dont jouit tout le monde. Ce n’est qu’en menant cette vie que chacun peut éprouver la fierté d’être maître du monde et la joie d’être un membre à part entière de la société. La vie créatrice, saine et égale, répondant aux exigences intrinsèques de l’homme, ne peut être réalisée parfaitement que dans la société socialiste où le parti et l’Etat répondent des conditions de vie du peuple.
Le plus important pour l’être humain dans sa vie est de répondre aux exigences de l’idéal politique: vivre dans l’affection et la confiance de la collectivité sociale, uni et en collaborant avec les autres. Dans la société capitaliste où la dignité et la personnalité du peuple travailleur sont impitoyablement bafouées par les privilèges et l’arbitraire du capital, l’homme ne peut établir avec honneur son intégrité politique et jouir d’une vie digne de lui. C’est seulement dans la société socialiste, société où toute domination privilégiée sur l’homme a été abolie et où les libertés et les droits authentiques sont assurés, grâce à la direction et à la sollicitude du parti et de l’Etat, que l’homme peut bénéficier d’une vie digne de lui répondant aux exigences de son intégrité.
Le socialisme réunit toutes les conditions nécessaires pour que l’homme mène une vie tranquille grâce à un parfait ordre social. L’ordre de vie socialiste est un ordre révolutionnaire qui permet aux masses populaires de mener une vie tranquille et libre, à l’abri de toute atteinte, sous la protection du parti et de l’Etat. C’est un ordre collectiviste librement observé par les masses populaires. Détruire l’ordre de vie socialiste, c’est commettre le crime de livrer les masses populaires à la merci de toutes sortes de maux sociaux, notamment de crimes. Dans les pays où l’ordre de vie socialiste a été détruit, un chaos s’est créé, toutes sortes de fléaux sociaux ont commencé à sévir, tandis que les escrocs et les criminels de toutes couleurs font la pluie et le beau temps.
Si les renégats du socialisme continuent à fredonner leur rengaine concernant la «vie en caserne» dont la fausseté est démontrée, c’est qu’ils cherchent stupidement à dissimuler les actes de trahison qu’ils ont commis en livrant le peuple travailleur au chômage, à la misère et aux fléaux sociaux.
La valeur essentielle du socialisme réside en ce que la société se développe sans cesse grâce à la force de l’union des masses populaires.
Le développement de la société revient au rehaussement de la position et du rôle de l’homme dans le monde, et ce rehaussement équivaut à l’extension de la liberté, de la créativité et de la conscience, attributs de l’homme. Autrement dit, le rôle de l’homme s’accroît en fonction du rehaussement de sa mentalité indépendante et de ses capacités créatrices; cet accroissement entraîne l’augmentation des richesses sociales et l’amélioration des rapports sociaux. Par conséquent, savoir quelle société est promise au plus grand développement se ramène à savoir quelle société permet de faire valoir au maximum la liberté, la créativité et la conscience de l’homme. La liberté et la créativité de l’homme sont garanties par sa conscience, et, par voie de conséquence, on peut dire que la conscience joue un rôle déterminant dans ses activités. Cela signifie que la mentalité joue un rôle déterminant. La mentalité reflétant les vœux et les intérêts de l’homme détermine le but et l’orientation de ses activités, sa volonté et sa combativité. C’est pourquoi il faut chercher le facteur essentiel du développement social dans la mentalité. La mentalité, pour être capable d’impulser le développement social, doit être indépendante; la forme suprême du développement de la conscience indépendante des masses populaires, c’est la mentalité socialiste. Il est incontestable que le socialisme, société qui progresse grâce à la conscience révolutionnaire et à l’ardeur créatrice élevées des masses populaires imprégnées des idées socialistes, est la société douée de la plus grande capacité de développement.
L’établissement du régime socialiste crée les conditions socio-économiques nécessaires pour que tous les membres de la société s’unissent et collaborent selon une seule idéologie, mais cette union et cette collaboration ne se réalisent pas spontanément. Pour renforcer l’unité et la cohésion de la société, il faut renforcer l’éducation idéologique socialiste. Or, on n’a pas compris que la force d’impulsion principale du développement de la société socialiste réside dans l’unité et la collaboration basées sur la mentalité élevée des masses populaires, et la pratique socialiste a enregistré des cas où le travail de transformation des mentalités a été négligé. En particulier, on a constaté la tendance à chercher la force d’impulsion du développement économique du socialisme dans le facteur économique appelé adaptation des rapports de production à la nature des forces productives, et à rehausser l’ardeur à la production au seul moyen de leviers économiques tels que l’intéressement matériel. On peut, certes, utiliser le levier du stimulant matériel, puisque le socialisme est une société transitoire. Mais cette utilisation doit supposer la priorité accordée à l’éducation dans les idées socialistes. C’est dire qu’il faut observer le principe que voici: combiner judicieusement le stimulant politique et moral et le stimulant matériel, tout en donnant la priorité au premier. Si l’accent n’est mis que sur l’intéressement matériel, on verra les gens devenir égoïstes, la société plonger dans le marasme et les assises du socialisme s’effondrer. Dans les pays où l’on a renoncé à l’éducation socialiste pour encourager l’égoïsme individuel, l’édification économique du socialisme a stagné, et, prenant ce fait pour prétexte et prétendant combattre le «système de commandement administratif», on a rejeté la direction exercée par le parti et l’Etat de la classe ouvrière sur l’économie socialiste et introduit l’économie de marché capitaliste.
Dans la société socialiste, c’est une des tâches fondamentales du parti et de l’Etat de la classe ouvrière que de diriger l’économie par des moyens politiques et de façon centralisée et planifiée, car ils sont tenus de veiller, sous leur propre responsabilité, sur les conditions de vie des masses populaires. Renoncer à ce rôle signifie, pour eux, se soustraire à leur responsabilité de veiller sur la vie des masses populaires. Dans la société socialiste, suivant les conditions données et les exigences de la révolution de chaque pays, la façon dont le parti et l’Etat de la classe ouvrière dirigent l’économie peut varier d’un pays à un autre, mais ils ne doivent jamais renoncer à diriger l’économie. Une économie qui n’est pas dirigée par le parti et l’Etat de la classe ouvrière n’est pas une économie socialiste; une société qui ne repose pas sur l’économie socialiste n’est pas une société socialiste. La mise en valeur des avantages de l’économie socialiste dépend donc de la façon dont le parti et l’Etat dirigent l’économie. Notre expérience montre que l’économie est gérée de façon judicieuse et conformément aux exigences intrinsèques de la société socialiste, lorsque les comités du Parti dirigent de façon collégiale la gestion de l’économie, que la ligne adoptée à l’égard des masses est appliquée, qu’un travail politique précède toutes les affaires et que les cadres mettent en œuvre des méthodes de travail révolutionnaires et un style de travail populaire.
Les renégats du socialisme ont entrepris la transformation des propriétés socialistes en propriétés privées, en prétendant que le «système de commandement administratif» repose justement sur la prépondérance des propriétés de l’Etat. Les propriétés socialistes, constituées de celles de l’Etat et du peuple tout entier et de propriétés coopératives, forment les assises socio-économiques permettant aux masses populaires d’occuper la position de maîtres de l’Etat et de la société et de remplir leur rôle en tant que tels. Une fois les propriétés socialistes détruites et transformées en propriétés privées, les moyens de production privatisés passeront tôt ou tard, quelle que soit la méthode de privatisation, entre les mains d’une poignée d’exploiteurs, à savoir des privilégiés et des spéculateurs. Depuis peu de temps que cette campagne de privatisation a commencé dans les pays où le socialisme a échoué, on voit déjà des millionnaires y apparaître, et l’écrasante majorité des travailleurs se débattre dans le chômage et la misère. Comme le montrent les faits historiques, le rejet de la direction de l’économie par le parti et l’Etat de la classe ouvrière et la suppression des propriétés socialistes, sous quelque prétexte que cela se fasse, ne conduisent qu’à la restauration du régime exploiteur capitaliste.
Toutes les campagnes pernicieuses de propagande antisocialiste, qui taxent le socialisme de «totalitarisme», de «régime de caserne» ou de «système de commandement administratif», visent, au demeurant, à dénigrer le collectivisme socialiste pour exalter l’individualisme bourgeois. Cela signifie que la lutte entre les socialistes et les renégats du socialisme est une lutte entre le socialisme fondé sur le collectivisme et le capitalisme reposant sur l’individualisme.
Pour faire échouer les complots des renégats du socialisme et défendre la cause du socialisme, il faut appliquer à fond les principes collectivistes dans tous les domaines de la vie sociale.
Le collectivisme constitue la substance du socialisme, ainsi que la source de sa supériorité et de sa vitalité. C’est une idéologie qui accorde un plus grand prix aux intérêts de la collectivité qu’à ceux de l’individu. Sous le régime socialiste, les masses laborieuses étant devenues travailleurs socialistes, la société forme une communauté parfaitement unie par l’identité d’intérêts. Là, le collectivisme s’exprime de manière intense par le fait que chacun attache un très grand prix aux intérêts de l’Etat et de la société. Or, le collectivisme socialiste n’oppose pas ces intérêts aux intérêts de chacun; loin de là, il les associe au mieux. Sous le régime socialiste, celui qui travaille pour l’Etat et la société travaille pour les masses populaires, car celles-ci en sont les maîtres. Les masses populaires représentent une communauté sociale formée de masses laborieuses; aussi défendre leurs intérêts, c’est défendre les intérêts de chaque travailleur, membre de cette communauté. Le collectivisme socialiste exige essentiellement que l’on mette au premier plan les intérêts de l’Etat et de la société dans le cadre desquels chacun réalise les siens. Ce n’est pas aux intérêts personnels, mais à la tendance à les promouvoir aux dépens des intérêts de l’Etat et de la société que s’oppose le collectivisme socialiste. Ce n’est pas le collectivisme socialiste, mais l’individualisme bourgeois qui porte atteinte aux intérêts personnels de chacun. Empiéter sur les intérêts des travailleurs au profit d’une minorité infime d’exploiteurs, voilà en quoi réside la nature réactionnaire de l’individualisme bourgeois. C’est cet individualisme qui est à l’origine de toutes les contradictions et de tous les maux sociaux du régime capitaliste.
Le collectivisme a connu un développement continu en tant qu’idéologie socialiste. L’apparition du marxisme revêt une importance historique dans le développement de l’idéologie collectiviste. Le marxisme a dégagé la vérité que chacun ne peut réaliser seul sa libération, mais que la force unie de la classe ouvrière peut éliminer l’exploitation et l’oppression de l’homme par l’homme et apporter la liberté et l’égalité authentiques à l’homme.
Le camarade
Un individu isolé ne peut devenir la force motrice du mouvement historique ni jouir de l’intégrité socio-politique chère à un être social doué de liberté, de créativité et de conscience. Le foyer où l’on jouit de cette vitalité est la collectivité sociale. C’est seulement lorsque chacun s’intègre à cette collectivité et qu’il partage son sort qu’il peut jouir de l’intégrité socio-politique, et non seulement d’une existence ordinaire, et qu’il peut vivre et se développer en toute indépendance et de façon créatrice en tant que maître de son destin.
Dans une collectivité sociale où les masses populaires, force motrice de l’histoire, forment une entité socio-politique, ce sont les principes de la camaraderie et de l’obligation révolutionnaires qui règnent: chacun partage le même sort avec les autres et avec la collectivité; tous s’entraident et se dévouent les uns pour les autres. Le collectivisme socialiste incarnant le principe: «Un pour tous, tous pour un» exprime précisément ce rapport de camaraderie et d’obligation révolutionnaires entre une collectivité et des individus qui partagent le même sort. Le socialisme de notre pays basé sur les idées du Juche est la société incarnant au plus haut point le collectivisme socialiste.
L’idée de collectivisme de notre Parti prend sa source dans la Lutte révolutionnaire antijaponaise organisée et dirigée par le camarade
A l’heure actuelle, notre peuple en tant que maître de l’Etat et de la société remplit ses responsabilités et son rôle dans tous les domaines de la vie sociale — politique, économique, culturelle, etc.— et marche énergiquement uni dans une seule volonté autour du Parti et du Leader et en partageant avec eux le même sort pour le meilleur et pour le pire, pour achever l’œuvre révolutionnaire du Juche. On ne doit pas apprécier la vie de l’homme que sous son aspect matériel, mais il faut l’apprécier principalement sous celui de la vie socio-politique dont il jouit en tant que maître authentique de l’Etat et de la société. La vie souveraine et créatrice de notre peuple est une vie authentiquement humaine, car elle met en évidence la valeur essentielle de notre socialisme privilégiant les masses populaires et incarnant le collectivisme socialiste.
Dans la société socialiste, les masses populaires détenant le pouvoir d’Etat et les biens matériels et culturels, chacun a droit à une vie souveraine et créatrice, et tout le monde a la responsabilité de développer constamment et en commun cette existence. Chez nous on ne trouve pas un seul chômeur, pas une seule personne ne reste à l’écart du système d’instruction ou des soins en cas de maladie, et nul n’erre en mendiant. Tous donnent la mesure de leurs talents créateurs à des postes adaptés à leurs aptitudes et à leurs capacités, mènent une vie également heureuse sans avoir aucun souci matériel à se faire et jouissent d’une vie politique indépendante, au sein d’une organisation socio-politique déterminée, en tant que maîtres de l’Etat et de la société.
Guide politique de la société, notre Parti, parti révolutionnaire de type Juche, répond du sort du peuple, le conduit et veille soigneusement sur tous les aspects de sa vie; par sa direction collégiale, le comité du Parti, organe directeur suprême dans chaque centre d’activité, assure parfaitement les droits souverains au peuple travailleur et organise judicieusement les activités créatrices de celui-ci. L’unité de pensée entre supérieurs et subalternes et la collaboration empreinte de camaraderie entre tous constituent une coutume et un usage dans notre pays. Le Parti est au service des masses populaires qui, à leur tour, obéissent à ses directives, tout le monde partageant le même sort pour le meilleur et pour le pire, voilà d’où vient la fierté sans bornes de notre peuple et où est la source de son invincibilité. Si notre socialisme reste inébranlable face à tous vents et marées, c’est que le Leader, le Parti et les masses sont étroitement unis dans une seule volonté et que les masses créent une vie nouvelle, conforme à leur volonté souveraine, sous la direction du Parti et du Leader.
Décrier la vie nouvelle, socialiste, selon des notions périmées déjà mises au rancart par l’histoire, est souverainement stupide. Une valeur nouvelle ne peut être appréciée que selon un critère nouveau. La réalité confirme toujours plus clairement que ceux qui prônent le retour aux choses anciennes n’ont nullement une manière de penser nouvelle. Il est ridicule de parler d’une quelconque nouvelle manière de penser sans pourtant parvenir à distinguer le collectivisme du totalitarisme; c’est une mascarade pure et simple que de falsifier, pour restaurer le capitalisme, les réalités socialistes au moyen d’une manière de penser et d’un critère qui ont fait leur temps.
Nous devons tirer comme il convient la leçon de la chute du socialisme dans certains pays, faire preuve d’assez d’intelligence et de courage pour changer en notre faveur une conjoncture défavorable, en rejetant catégoriquement toutes les calomnies d’un ramassis d’individus hostiles au socialisme et redoubler d’énergie dans notre marche vers l’avenir radieux de l’humanité.