Vingt ans se sont écoulés depuis la publication par le camarade
Ces succès éclatants sont dus, entre autres, aux efforts pleins d’abnégation consentis par les fonctionnaires des organes du pouvoir, infiniment fidèles au Parti et au Leader, à la patrie et au peuple.
A l’occasion du cours spécial pour les fonctionnaires des organes du pouvoir populaire, je tiens à remercier vivement, au nom du Comité central du Parti et en mon nom personnel, tous les fonctionnaires des organes du pouvoir qui, sous la direction du Parti, ont travaillé avec dévouement à renforcer le pouvoir populaire et à en accroître les fonctions et le rôle pour accélérer l’édification du socialisme et faire resplendir notre socialisme axé sur les masses.
Notre révolution, qui a progressé victorieusement sous le drapeau des idées du Juche, se poursuit aujourd’hui dans un contexte historique particulier. Le socialisme ayant échoué dans différents pays, les impérialistes et les autres réactionnaires se livrent plus ouvertement que jamais à des complots contre le socialisme. Cependant, même dans cette conjoncture défavorable, nous poursuivons énergiquement nos efforts pour sauvegarder et développer notre socialisme axé sur les masses. Briser résolument l’offensive contre-révolutionnaire des impérialistes et des autres réactionnaires, faire progresser le socialisme et hâter l’œuvre historique de réunification de la patrie est le devoir sacré qu’assume notre peuple devant le monde contemporain et l’histoire. La situation qui prévaut à l’intérieur comme à l’extérieur du pays et les lourdes tâches qui nous sont assignées par la révolution exigent que nous ne cessions de renforcer le pouvoir populaire et d’en étendre les fonctions et le rôle.
Lors de l’historique 3e session de la 9e Législature de l’Assemblée populaire suprême, a été rendue publique une Constitution socialiste, produit de la révision et des amendements de l’ancienne effectués par le grand Leader, qui avait saisi avec perspicacité les exigences de l’évolution de la situation. La nouvelle Constitution socialiste est une charte socialiste Juche: elle entérine les remarquables réalisations de notre peuple en matière d’édification du socialisme et définit de façon intégrale les principes et les tâches majeures qui s’imposent pour défendre et sauvegarder le socialisme et réussir à le développer.
Nous devons appliquer parfaitement la Constitution socialiste pour renforcer encore le pouvoir populaire, arme invincible de notre révolution, en mettre en évidence les avantages et parachever ainsi l’œuvre socialiste Juche.
Le pouvoir populaire est une puissante arme politique au service de la révolution et du développement du pays, qui œuvre à consolider et développer le régime socialiste et à assurer la victoire définitive du socialisme.
Le pouvoir représente l’autorité politique exercée sur l’ensemble des membres de la société pour défendre et réaliser la volonté et les intérêts d’une classe déterminée ou de l’ensemble de la société, et le facteur principal qui détermine la nature d’un régime et le progrès social. Ce n’est que lorsqu’elles détiennent le pouvoir que les masses populaires peuvent modeler leur destin de façon souveraine et créatrice en tant que maîtres authentiques de l’Etat et de la société. La lutte pour parachever l’émancipation des masses populaires, pour le socialisme et le communisme, représente un processus de création gigantesque et complexe qui consiste à éliminer les séquelles de l’ancienne société et à transformer la nature, la société et l’homme en conformité avec la nature souveraine des masses, et elle s’accompagne d’une sérieuse lutte de classes contre les manœuvres antisocialistes des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur du pays. Pour promouvoir le socialisme et le communisme, il faut accroître la force motrice de la révolution en regroupant tous les membres de la société en une force politique, étendre son rôle et exercer une dictature rigoureuse sur les ennemis de classe. Seul le pouvoir populaire peut, sous la direction du parti de la classe ouvrière, mobiliser les masses populaires pour la lutte révolutionnaire et le développement du pays en vue de leur émancipation. Il représente les droits souverains et les intérêts des masses et, en sa qualité d’organisation politique, les mobilise pour leur faire accomplir l’œuvre socialiste et communiste. Ce n’est donc qu’en renforçant le pouvoir populaire qu’on peut défendre et sauvegarder le régime socialiste, le consolider et le développer; ce n’est qu’ainsi que nous pourrons être sûrs de la marche et de l’issue victorieuses de l’émancipation des masses populaires.
Notre pouvoir populaire est le pouvoir socialiste le plus solide qui soit, plein de vitalité, pour réaliser le socialisme puis le communisme.
C’est un pouvoir socialiste authentique, car il est guidé par les idées du Juche et axé sur les masses populaires.
L’idéologie directrice d’un pouvoir est le facteur principal qui en régit le caractère, la mission, les principes et le mode d’activité; elle en détermine la solidité et la vitalité. Même entre les pouvoirs socialistes il existe des différences, selon leur idéologie directrice, de forme, de principes et de mode d’activité. Si un pouvoir socialiste veut garder son caractère ouvrier et populaire et pratiquer une politique qui réponde aux exigences intrinsèques de la société socialiste, il doit se guider sur une idéologie qui reflète exactement les impératifs du monde de son temps et du développement de la révolution.
Les idées du Juche sont une conception du monde axée sur l’homme, une doctrine politique révolutionnaire et scientifique qui indique la voie correcte à suivre pour réaliser l’émancipation des masses populaires. C’est en mettant l’homme au centre de tout qu’elles offrent une conception, un point de vue et une position à l’égard de l’univers, c’est en partant du point de vue des masses populaires qu’elles ont mis scientifiquement en lumière les lois de l’évolution socio-historique et c’est en fonction de leurs aspirations intrinsèques qu’elles ont redéfini les principes directeurs de la révolution et du développement du pays. Elles représentent l’idéologie directrice la plus pertinente qui soit en matière de révolution et de développement du pays à notre époque: elles sont nées en réponse à l’aspiration des masses à l’émancipation. Leur justesse et leur vitalité ont été confirmées largement par la pratique de la révolution.
Notre pouvoir populaire a été instauré et est géré par le peuple lui-même, inspiré par les idées du Juche et selon sa volonté et ses vœux. Son développement et ses activités se font entièrement en fonction des revendications souveraines et des intérêts des masses, à la position et au rôle desquelles tout est subordonné. Il amène les masses populaires à exercer effectivement leurs droits de détenteurs du pouvoir et de responsables des affaires politiques et à s’acquitter des responsabilités et du rôle qui leur reviennent en tant que tels. Voilà la valeur essentielle de notre pouvoir populaire qui incarne les idées du Juche. Faire des masses les détenteurs du pouvoir et mettre celui-ci à leur service, c’est là le principe fondamental qui préside au développement du pouvoir populaire.
Le pouvoir populaire procède à la révolution et au dévelop-pement du pays en partant d’une position indépendante et créatrice et en mettant l’accent sur le facteur idéologique.
Il s’agit là de l’attitude et de la méthode fondamentales à mettre en œuvre pour promouvoir la révolution et le développement du pays. Un pouvoir qui agit ainsi pourra mener à bien la révolution et le développement de son pays en fonction des intérêts de son peuple et de la situation de son pays, et sauvegarder jusqu’au bout le socialisme quelles que soient les circonstances. Notre pouvoir populaire a pour principe immuable de rejeter la servilité envers les grandes puissances, le dogmatisme et toutes les autres idées rétrogrades et de résoudre tous les problèmes que posent son développement et ses activités selon son propre jugement et ses propres convictions, conformément à la situation concrète du pays et en s’appuyant sur les forces du peuple. Notre pouvoir populaire développe l’économie et la défense nationale conformément aux conditions du pays en mettant en jeu les forces du peuple. Le Juche dans le domaine de la pensée, l’indépendance politique, l’indépendance économique et l’autodéfense sont les principes directeurs qu’il suit pour mener la lutte révolutionnaire et développer le pays.
Elever la conscience idéologique des masses pour accélérer la révolution et le développement du pays est une exigence intrinsèque du mouvement révolutionnaire et de la société socialiste et la clé du succès de la lutte révolutionnaire et du développement du pays. La société socialiste se développe grâce à la lutte consciente des masses populaires qui en sont les maîtres. C’est donc en développant sans cesse la conscience idéologique de l’homme qu’il sera possible de faire progresser la révolution et le développement du pays en fonction des exigences et des aspirations des masses attachées à leur indépendance et de développer constamment la société socialiste en faisant jouer à celles-ci un rôle toujours plus important. Le pouvoir populaire s’attache immuablement, pour assurer l’édification du socialisme, à donner la priorité au travail politique destiné à élever la conscience idéologique des masses et à le combiner avec les affaires administratives, économiques et techniques.
Le pouvoir populaire a pour mission historique d’assurer aux masses populaires une vie souveraine et créatrice au plein sens du terme grâce à une application parfaite des idées du Juche dans les divers secteurs de la vie sociale.
Ce n’est que lorsque, grâce à la mise en application des idées du Juche, tous les membres de la société auront pris le profil d’homme de type communiste, totalement acquis à ces idées, et que la société et la nature auront été transformées selon les exigences de celles-ci qu’il sera possible de réussir à s’emparer des forteresses idéologique et matérielle du communisme. La transformation de la société tout entière par les idées du Juche est l’objectif général que notre pouvoir populaire s’est fixé. C’est avec pour idéologie directrice les idées du Juche qu’il se développe et déploie ses activités, ce qui lui permet d’assurer aux masses des droits et libertés authentiques et une vie saine et cultivée dans tous les domaines de la vie politique et sociale et de préserver la souveraineté du pays et de la nation.
Le pouvoir populaire est un pouvoir socialiste solide, ayant les masses pour base socio-politique.
La base socio-politique constitue le fondement du dévelop-pement d’un pouvoir et de ses activités. Il ne saurait y avoir de pouvoir sans base socio-politique; l’existence et la puissance d’un pouvoir dépendent de celles de sa base socio-politique. Certes, la puissance économique et la capacité de défense nationale sont des conditions majeures qui garantissent la mise en place d’un pouvoir et ses activités. Pourtant, un pouvoir, quelque puissants que soient son potentiel économique et sa capacité de défense nationale, ne saurait faire preuve de vitalité ni se maintenir si sa base socio-politique n’est pas ferme. Un pouvoir, fort de solides assises sociales et du soutien des masses, prospère tandis qu’un pouvoir dépourvu de ces assises et de ce soutien dépérit.
La base socio-politique d’un pouvoir dépend énormément de sa forme. A notre époque, les masses laborieuses de toutes les couches sociales, à commencer par les ouvriers, les paysans et les intellectuels, participent au mouvement révolutionnaire, ce qui a élargi remarquablement la base sociale de la révolution et exige que le pouvoir de la classe ouvrière étende et consolide constamment sa base socio-politique. Le pouvoir populaire est une nouvelle forme de pouvoir socialiste apparue en fonction des impératifs logiques du développement du mouvement révolutionnaire à notre époque, époque caractérisée par l’extension de la base socio-politique de la lutte pour l’émancipation de l’homme.
Il s’agit là d’un véritable pouvoir du peuple, car il s’appuie sur les masses laborieuses, notamment les ouvriers, les paysans et les intellectuels. Dans notre pays, le pouvoir appartient à toutes les classes et couches sociales qui portent intérêt à la révolution; et le pouvoir populaire leur assure à titre égal les droits et libertés politiques dans tous les domaines de la vie politique et sociale. Notre pouvoir populaire a considéré comme détenteurs du pouvoir jusque les religieux et les capitalistes nationalistes, s’ils étaient attachés au pays et à la nation, et aujourd’hui encore, il veille sur leur destin dont il se considère comme responsable. Dès le premier jour de sa mise en place en tant que pouvoir démocratique et populaire, il a bénéficié du soutien absolu des masses de toutes les couches sociales, et aujourd’hui encore, il jouit de la confiance illimitée du peuple tout entier. Convaincu que le pouvoir populaire garantit la vie digne et le bonheur de toutes les générations à venir, notre peuple travaille avec abnégation à le consolider et à le développer.
La base socio-politique de notre pouvoir populaire a été consolidée et développée grâce à l’alliance des ouvriers et des paysans dirigée par la classe ouvrière ainsi qu’au front uni des masses populaires; et elle est renforcée encore aujourd’hui grâce à l’unité monolithique du peuple tout entier. Un pouvoir qui prend appui sur les masses est capable de mobiliser toutes les classes et couches sociales pour réaliser l’objectif commun de la société et d’œuvrer efficacement à transformer les rapports sociaux pour en faire des rapports collectivistes dans le cadre desquels on se soutient et s’entraide. C’est avec le pouvoir populaire pour arme que notre peuple a accompli deux révolutions sociales différentes, instauré le régime socialiste et s’est assuré l’unité de pensée et de volonté dans sa lutte pour réaliser l’œuvre révolutionnaire du Juche. L’unité et la cohésion monolithiques de la base socio-politique sur laquelle repose notre pouvoir populaire s’avèrent les plus solides qui soient: en effet, le Leader, le Parti et les masses ne font qu’un. Ils sont comme l’amande, le noyau et la chair d’une pêche. De même que le noyau est mieux protégé et favorisé dans sa maturation lorsqu’il est entouré d’une chair bien mûre, de même le Parti se renforce et le Leader exerce brillamment sa direction lorsque les masses populaires, étroitement unies autour d’eux, suivent avec enthousiasme leurs idées révolutionnaires pour façonner elles-mêmes leur destin. L’ensemble du peuple ne faisant qu’un avec le Parti et le grand Leader autour desquels il est étroitement uni par une même pensée et une même volonté ainsi que par des obligations morales, sur la base des idées du Juche, idées révolutionnaires de ce dernier, rien au monde ne peut ébranler cette base socio-politique de notre pouvoir populaire. Que le Leader, le Parti et les masses forment une entité socio-politique indéfectible, fondée sur la camaraderie et le sens des obligations révolutionnaires, c’est le trait typique de la base socio-politique de notre pouvoir populaire.
Notre pouvoir populaire est un pouvoir socialiste à toute épreuve et plein de vitalité qui bénéficie de la direction éminente du camarade Kim II Sung, grand Leader.
C’est l’exercice de la direction par un leader éminent de la classe ouvrière qui garantit la solidité et la vitalité d’un pouvoir socialiste. Le leader éminent de la classe ouvrière élabore les idées et les théories en matière de développement du pouvoir socialiste et les enrichit conformément aux exigences du monde contemporain et de la révolution, et c’est sous sa direction que le pouvoir socialiste s’instaure et s’oriente correctement à chaque étape de la révolution et du développement du pays. Le leader de la classe ouvrière est le fondateur et le dirigeant du pouvoir socialiste, qui, de son côté, sert d’arme à la révolution et au développement du pays pour réaliser les idées et les directives du premier. Un pouvoir socialiste ne saurait être capable, sans les idées et la direction du leader de la classe ouvrière, de pratiquer une politique révolutionnaire et populaire. La politique du pouvoir socialiste est celle du leader de la classe ouvrière, et sa puissance et sa vitalité dépendent de la grandeur de la politique de ce leader.
Notre grand Leader a élaboré les impérissables idées du Juche sur la base desquelles il a tracé une ligne de mise en place du pouvoir populaire conforme aux impératifs du monde contemporain et du développement de la révolution et il l’a brillamment mise en œuvre: il est le fondateur de notre pouvoir populaire et un homme d’Etat éminent qui pratique une politique axée sur les masses populaires.
La politique de notre grand Leader est souveraine. La lutte des masses pour leur émancipation se déroule dans le cadre de chaque pays et de chaque nation. Leur destin est lié à celui de leur pays et de leur nation, dont l’avenir est garanti par une politique souveraine. Les masses populaires qui ont un pouvoir, mais un pouvoir incapable d’exercer une politique souveraine, ne peuvent préserver la dignité et les intérêts du pays et de la nation ni éviter de tomber dans l’esclavage colonial. L’indépendance politique est le premier des traits distinctifs d’un pays indépendant et souverain. Pour promouvoir la révolution et le développement du pays, notre Leader a élaboré une politique conforme aux intérêts de notre peuple et à la situation concrète de notre pays et l’a mise en œuvre en s’appuyant sur les forces de notre peuple. C’est grâce à cette politique indépendante que notre pays fait aujourd’hui resplendir sa dignité et son honneur nationaux et que notre peuple façonne dignement son destin.
La politique de notre grand Leader est authentiquement démocratique. La démocratie est le critère principal pour juger de la nature progressiste d’un pouvoir et le mode fondamental de la politique d’émancipation des masses populaires. Ce n’est que si elle est assurée dans tous les domaines de la vie sociale que les masses populaires peuvent exercer leur souveraineté et leur créativité. Le grand Leader a mis en lumière l’idée que les masses populaires sont les détenteurs de la politique et que la politique doit être à leur service, et il pratique une politique traduisant intégralement leur volonté. C’est grâce à cette politique démocratique que notre peuple jouit sans exception de droits et libertés politiques égaux et mène une vie exaltante et heureuse.
La politique de notre grand Leader est une politique d’union. L’union des masses est la source de la solidité et de la puissance du pouvoir socialiste et la garantie sûre de l’émancipation des masses. Les masses doivent s’unir si elles veulent défendre et exercer leur souveraineté. Dès le début de sa lutte révolutionnaire, le grand Leader a considéré l’union comme le facteur essentiel pour la victoire de la révolution et a tout fait pour assurer l’unité et la cohésion des rangs des révolutionnaires. C’est en vertu de cette politique d’union qu’il fait preuve de magnanimité et accepte même des personnes qui ont commis autrefois des fautes devant la nation, si elles veulent s’engager dans la voie patriotique. Aujourd’hui, cette politique permet aux masses de toutes les classes et couches sociales de s’unir étroitement et de se lancer comme un seul homme dans la lutte pour l’édification du socialisme et la réunification de la patrie.
La politique du grand Leader est une politique vertueuse. Le peuple est le maître de la société et le créateur de ses biens. Si une politique est réellement au service du peuple, elle doit faire grand cas de celui-ci et lui dispenser divers bienfaits. Notre Leader considère le peuple comme son camarade révolutionnaire, comme son maître, et lui réserve tout honneur et tout bonheur. Il le conduit avec une affection toute paternelle, trouve sa joie dans son bonheur et le comble de bienfaits. C’est grâce à sa politique généreuse et bienfaisante que notre pouvoir populaire s’acquitte de sa mission de véritable serviteur du peuple, qui peut ainsi mener une existence exaltante et sans aucun souci dans tous les secteurs de la vie sociale.
La politique de notre grand Leader, qui est caractérisée ainsi par l’indépendance, la démocratie, le souci d’union et la vertu, repose sur l’amour et la confiance illimités qu’il voue au peuple. Cet amour et cette confiance constituent le principe fondamental de sa politique. D’ailleurs, ce sont le noyau et le fond d’une politique qui privilégie les masses.
Si notre pouvoir populaire, inspiré par les idées révolutionnaires du Juche, manifeste pleinement sa puissance et sa vitalité en s’appuyant sur la grande force motrice de la révolution, c’est le résultat brillant de cette politique distinguée du grand Leader. La mise en œuvre, sous la direction de celui-ci, de l’idéal politique du Juche, à savoir l’indépendance, la démocratie, l’union et la vertu, voilà ce qui donne son grand dynamisme et sa force invincible à notre pouvoir populaire, qui réussit à développer notre socialisme axé sur les masses populaires, et à faire progresser l’œuvre révolutionnaire du Juche.
L’idéologie directrice, la base socio-politique et le leadership sont les facteurs essentiels dont dépendent la solidité et la vitalité d’un pouvoir socialiste et l’issue de l’édification du socialisme et du communisme. C’est là la vérité précieuse qu’on a tirée de la leçon historique donnée par le mouvement communiste international avec l’écroulement du pouvoir socialiste et l’échec du socialisme dans différents pays, et la réalité patente démontrée par notre révolution qui a réussi à défendre et à sauvegarder le socialisme et à le faire progresser victorieusement dans une situation particulièrement défavorable et à travers de rudes épreuves. A l’heure actuelle, ayant tiré de tout cela une sérieuse leçon, les partis et les peuples révolutionnaires du monde entier s’efforcent de redresser et de promouvoir le mouvement socialiste. Sous la direction du Parti et du Leader, notre socialisme renforce le pouvoir populaire et accélère les Trois révolutions, idéologique, technique et culturelle, pour accomplir l’œuvre révolutionnaire Juche; il insuffle ainsi à l’humanité progressiste engagée dans l’édification d’une société nouvelle espoir et confiance en l’avenir et courage.
Parce qu’il fait lui-même l’expérience d’une vie authentique, digne et heureuse, en tant que maître de l’Etat et de la société, grâce à la sollicitude du pouvoir populaire, notre peuple ressent profondément la valeur de celui-ci. Aujourd’hui, dans notre pays, tous, ouvriers, paysans et intellectuels, s’en remettent entièrement au pouvoir populaire et pensent que son renforcement et son développement leur apporteront la victoire éclatante du socialisme inspiré par les idées du Juche et un avenir radieux leur permettant une vie souveraine et créatrice encore plus épanouie.
Du fait qu’il s’inspire des impérissables idées du Juche, qu’il repose sur une solide base socio-politique et qu’il bénéficie de la direction éminente du grand Leader, notre pouvoir populaire est maintenant un pouvoir socialiste indéfectible, un phare d’espérance et l’étendard de l’émancipation de l’humanité. Nous devons nous employer activement à renforcer encore davantage notre pouvoir populaire solide et plein de vitalité pour pouvoir en toutes circonstances défendre et développer notre régime socialiste axé sur les masses populaires.
Pour promouvoir énergiquement le socialisme, il est nécessaire de redynamiser au maximum les fonctions et le rôle du pouvoir populaire.
Diriger la société de façon unifiée est la fonction essentielle du pouvoir populaire.
Cette fonction est globale, car elle consiste à contrôler tous les domaines de la vie sociale et toutes les régions du pays, à en organiser et en coordonner le développement. Elle permet de réaliser les exigences souveraines des masses et d’assurer leurs activités créatrices à l’échelle de la société. Réaliser les exigences intrinsèques des masses en en renforçant la position et le rôle, voilà le trait caractéristique de la fonction de direction unifiée du pouvoir populaire. Cette fonction est permanente, car elle doit être maintenue tant que le pouvoir populaire existera, et indispensable, car elle doit être renforcée au fur et à mesure que progresse et s’approfondit l’édification du socialisme et du communisme.
Le pouvoir socialiste est l’organisation politique la plus globale qui soit car il intègre tous les membres de la société. Dans la société socialiste, il y a aussi d’autres organisations politiques, dont les partis politiques, qui représentent les intérêts des différentes collectivités sociales. Si ces organisations représentent chacune les intérêts d’une collectivité sociale déterminée et dirigent les activités de ses membres, le pouvoir socialiste représente et dirige tous les membres de la société. Ce dernier a pour rôle d’administrer et de diriger la population, et aussi de gérer les biens de la société. En tant qu’organisation politique globale investie de tous pouvoirs, il exerce une fonction de direction unifiée de la société.
La direction unifiée de la société est une exigence intrinsèque de la société socialiste. Cette société est collectiviste, car tous ses membres forment une entité socio-politique et vivent en bonne intelligence en se soutenant et en s’entraidant; elle est aussi hautement organisée, car elle transforme dans un but précis tous les secteurs de la vie sociale et toutes les régions du pays. Même s’il s’agit d’une société socialiste, où les masses détiennent le pouvoir d’Etat et les moyens de production, ce n’est pas spontanément que des relations d’union et de coopération s’établissent entre ses membres ni que tous les secteurs de la vie sociale et toutes les régions du pays se développent de façon harmonieuse. L’expérience historique de l’édification du socialisme montre que, sans la direction pertinente d’un pouvoir, il est impossible d’assurer la cohésion des membres de la société et son développement équilibré, d’organiser dans un but précis l’action souveraine et créatrice des masses et, en dernière analyse, de maintenir le régime socialiste lui-même.
La direction unifiée du pouvoir socialiste doit favoriser le développement équilibré et harmonieux de tous les secteurs de la vie sociale et de toutes les régions du pays et stimuler pleinement l’initiative de chaque secteur et de chaque unité. Ce développement équilibré et harmonieux est une condition sine qua non pour réaliser l’égalité socio-politique complète des membres de la société et améliorer rapidement et harmonieusement leur niveau de vie. La direction unifiée de la société ne fait pas obstacle à ce qu’on assure l’initiative d’un secteur ou d’une unité déterminée. Dans la société socialiste, si un secteur ou une unité particulière font preuve d’esprit d’initiative, ce n’est pas de manière spontanée, mais dans un but précis et sous la direction unifiée de l’Etat, et ils peuvent alors le faire pleinement. Si les impérialistes et les autres réactionnaires dénigrent la direction unifiée du pouvoir socialiste en prétendant qu’elle est de nature administrative et bureaucratique, ce n’est qu’un sophisme visant à noircir l’image du régime socia-liste et à le détruire. Refuser la fonction de direction unifiée du pouvoir socialiste revient à s’opposer au socialisme lui-même. Si, jadis, des déviations, des abus de pouvoir administratif ont été constatés dans certains pays socialistes, cela tient au fait que la direction unifiée de la société n’a pas été correctement exercée parce que le système et la méthode de gouvernement de l’ancienne société n’avaient pas été éliminés dans ce domaine et que les fonctionnaires des organes du pouvoir souffraient des séquelles des idées dépassées. La question est de savoir comment un pouvoir socialiste dirige de façon unifiée la société.
Le pouvoir populaire doit être responsable de tous les secteurs de la vie sociale, notamment des secteurs politique, économique et culturel, et de toutes les régions du pays, et les diriger et les administrer de façon unifiée.
C’est principalement le pouvoir qui s’occupe des affaires politiques, et il détermine la vie politique. Le pouvoir populaire doit assurer pleinement leurs droits souverains aux masses pour qu’elles deviennent véritablement les maîtres de l’Etat et de la société. Les droits souverains s’imposent pour défendre et réaliser la souveraineté de l’homme, laquelle est essentielle pour lui assurer son statut socio-politique. Ce sont des droits authentiques, permettant d’associer judicieusement les exigences communes de la société à celles de chaque membre de la collectivité sociale et de les satisfaire toutes. C’est en exerçant effectivement leurs droits souverains que les masses peuvent accéder à la position de maîtres de l’Etat et de la société, s’acquitter des responsabilités et du rôle qui leur reviennent en tant que tels et manifester pleinement leur dignité sur le plan social. Assurer leurs droits souverains aux masses est la condition fondamentale pour réaliser leur émancipation. En tant que représentant des droits souverains des masses, le pouvoir populaire doit y accorder en priorité son attention pour qu’elles puissent faire valoir pleinement leur statut socio-politique et participer dignement à la vie politique. Les droits du citoyen définis dans la Constitution socialiste représentent la consécration juridique des droits souverains dont notre peuple jouit effectivement. Il revient au pouvoir populaire d’assurer au peuple toutes les conditions nécessaires à l’exercice réel de ces droits. Il doit accéder sans retard à la volonté et aux vœux des masses, les réaliser et amener les masses à participer réellement à l’administration de l’Etat et à la vie socio-politique de sorte que tous les citoyens prennent une part active à la vie politique de l’Etat. C’est dans le cadre de la vie politique de l’Etat qu’il doit veiller à ce que les masses jouissent à souhait des droits et libertés démocratiques.
L’économie socialiste est une économie planifiée, une économie collectiviste d’envergure dont les différents secteurs sont imbriqués les uns aux autres. Elle doit être dirigée et gérée de façon unifiée, et cette direction et cette gestion unifiées doivent être renforcées au fur et à mesure de son développement. Le pouvoir populaire doit se référer à la politique du Parti pour fixer des objectifs et des orientations pertinents de développement économique, organiser avec beaucoup de rigueur les affaires économiques et donner ainsi une forte impulsion au développement de l’économie socialiste. Il lui appartient de mettre en œuvre les principes et les règles fonda-mentales de gestion de l’économie socialiste ainsi que le système et la méthode Juche de gestion économique pour développer l’économie socialiste à un ryt
Le développement de l’idéologie et de la culture socialistes est une entreprise importante pour éveiller la conscience idéologique souveraine des masses et accroître leur créativité. Plus la conscience idéologique souveraine des masses se développe et plus leur créativité augmente, plus elles peuvent accroître l’ampleur et la profondeur de leurs activités créatrices visant à transformer la nature et la société. Il revient au pouvoir populaire d’organiser et de diriger cette entreprise dans un but précis et de façon systématique. Il lui faut donner une forte impulsion à la révolution idéologique et à la révolution culturelle pour faire de tous les membres de la société des êtres développés et puissants, dotés d’une conscience idéologique souveraine et d’un niveau culturel élevé. Il lui incombe d’enrayer la pénétration des idées et de la culture des impérialistes et des autres réactionnaires et d’imprégner les masses de l’idéologie socialiste. L’idéologie socialiste est vitale pour la société socialiste, qui périra si les masses sont infirmes du point de vue idéologique et moral. C’est pour cette raison-là que le socialisme, pour l’instauration duquel tant de sang avait été versé, s’est effondré si facilement dans plusieurs pays. C’est au pouvoir populaire de prendre des mesures révolutionnaires efficaces pour empêcher la pénétration de toutes sortes d’idées bourgeoises, susceptibles de rendre les masses idéologiquement et moralement infirmes, d’une part, et, de l’autre, de mener à bien le travail de transformation idéologique, travail politique.
La mise en place d’une capacité de défense nationale est aussi une entreprise de haute importance, car elle a pour but de protéger le pays, le peuple, le régime socialiste et les acquis de la révolution contre les agressions des ennemis. Aujourd’hui, les impérialistes et les autres réactionnaires se livrent plus scélératement que jamais à des manœuvres belliqueuses, parallèlement à leurs complots contre le socialisme et à leur campagne tapageuse contre notre République, ce qui oblige le pouvoir populaire à accorder une attention particulière au renforcement de la capacité de défense nationale. Il lui faut donc, comme l’exige la ligne militaire de notre Parti, transformer l’Armée populaire en une armée de cadres et la moderniser pour faire d’elle une force révolutionnaire invincible dotée d’une conscience idéologique élevée et équipée des plus récentes acquisitions de la science et de la technique militaires, armer tout le peuple et fortifier tout le pays pour en faire une forteresse inexpugnable et préparer parfaitement le peuple à repousser toute agression de l’ennemi. Il y a lieu d’imprégner tout le peuple du point de vue de notre Parti à l’égard de la guerre et de développer dans toute la société la conscience de l’importance des affaires militaires. Il appartient au pouvoir populaire de mettre en réserve les quantités nécessaires de matériel pour un temps de guerre éventuel, de fortifier les zones d’importance stratégique et de développer l’industrie de défense, en fonction des particularités de la guerre moderne.
La promotion des relations avec l’extérieur est une tâche importante qui incombe au pouvoir de notre République pour accélérer l’édification du socialisme, hâter la réunification du pays, resserrer les relations d’amitié et de coopération avec d’autres pays et réaliser l’émancipation du monde entier. Ainsi, le pouvoir de notre République, uni avec les peuples révolutionnaires attachés à leur indépendance, contribuera efficacement à la lutte pour l’émancipation du monde entier. L’indépendance, la paix et l’amitié sont les idéaux fondamentaux inspirant la politique extérieure du gouvernement de notre République et les principes qu’il suit en ce domaine. Il lui appartient d’établir des relations d’Etat à Etat ou de nouer des relations politiques, économiques et culturelles, selon les principes de l’égalité complète, de l’indépendance, du respect mutuel, de la non-ingérence dans les affaires intérieures et des avantages réciproques avec tous les pays qui se montrent amicaux envers le sien, et de renforcer et développer ces relations. Il doit mettre tout en œuvre pour renforcer son union et sa solidarité avec les peuples aspirant à l’indépendance, en obéissant au mot d’ordre proposé par le Parti: «Peuples attachés à leur indépendance, unissez-vous!»
Le pouvoir de notre République doit s’unir avec les peuples révolutionnaires pour défendre le socialisme contre toutes les manœuvres des impérialistes et des autres réactionnaires. Il tra-vaillera à renforcer la solidarité avec les peuples attachés à leur indépendance et soutiendra efficacement les peuples en lutte pour l’indépendance de leur pays et leur libération nationale et sociale. A l’heure actuelle, ce sont les forces réactionnaires impérialistes, dont l’impérialisme américain, qui opposent l’obstacle majeur aux efforts faits pour défendre la souveraineté des peuples du monde entier et sauvegarder le socialisme. Le pouvoir de notre République doit rester fidèle à sa position de principe contre l’impérialisme et renforcer son union avec toutes les forces anti-impérialistes, attachées à leur souveraineté, pour déjouer les tentatives d’agression et de guerre des impérialistes et accélérer l’émancipation du monde entier.
Il doit également développer le commerce extérieur selon les principes de l’égalité complète et des avantages réciproques et procéder à des échanges économiques avec d’autres pays conformément aux intérêts de notre peuple et aux exigences des lois de notre République afin de protéger l’indépendance de notre économie nationale.
L’exercice d’une dictature démocratique populaire est une fonction majeure du pouvoir populaire.
Cette dictature est populaire, car elle assure une authentique démocratie aux masses, et révolutionnaire, car elle repose sur l’union monolithique entre le Leader, le Parti et les masses, qu’elle renforce constamment. Le pouvoir socialiste, qui appartient aux masses, renforce la dictature démocratique populaire pour défendre leurs intérêts contre les manœuvres des éléments hostiles de tout acabit et leur assurer d’authentiques droits et libertés politiques. Plus il renforce la dictature démocratique populaire, mieux les exigences du parti, de la révolution et du peuple se réalisent et plus les masses sont unies étroitement autour du parti et du leader. Le trait caractéristique et la valeur intrinsèque de la dictature démocratique populaire, c’est qu’elle défend les intérêts du peuple tout entier et qu’elle fait des masses la grande force motrice de la révolution.
Elle représente la fonction autoritaire du pouvoir populaire, qui lui permet d’écraser les agissements et les éléments contre-révolutionnaires de toutes sortes tendant à détruire le socialisme et à porter atteinte aux intérêts des masses, et d’assurer à celles-ci les droits et les libertés démocratiques.
En matière de gestion de la société, de révolution et de développement du pays, le pouvoir populaire ne peut considérer l’usage de l’autorité, l’exercice de la dictature, comme une solution en toutes choses, mais il ne doit pas pour autant les négliger. A l’heure actuelle, les impérialistes et les autres réactionnaires renforcent leurs pressions militaires, politiques et économiques sur les pays socialistes et les autres pays progressistes et se livrent à toutes sortes de manœuvres de subversion et de sabotage contre notre pays sur lequel ils concentrent leurs attaques. Il revient donc à notre pouvoir populaire de renforcer sa dictature pour déjouer les complots antisocialistes des impérialistes et des autres réactionnaires et défendre les intérêts et la sécurité des masses.
Il lui faut briser résolument les manœuvres de subversion et de sabotage menées par les éléments hostiles. L’édification du socialisme et du communisme s’accompagne d’une lutte contre les manœuvres belliqueuses des impérialistes et les machinations des éléments hostiles de l’intérieur qui agissent en complicité avec les premiers. Plus la situation à l’intérieur et à l’extérieur du pays est complexe et plus la révolution se développe, plus les manœuvres des éléments hostiles contre le socialisme deviennent scélérates et perfides. Le pouvoir populaire doit exercer avec la plus grande rigueur la dictature démocratique populaire pour châtier sévèrement les survivants de la classe exploiteuse qui cherchent à détruire ou à renverser le régime socialiste, les espions, les éléments subversifs et les saboteurs qui pénètrent de l’extérieur. Il lui appartient d’éveiller la conscience de classe des masses et les mobiliser efficacement pour combattre la contre-révolution de sorte qu’aucun ennemi de classe n’ose opérer. Il doit accroître le rôle des organes de la dictature pour réprimer en temps opportun les manœuvres des éléments hostiles et défendre ainsi sûrement le régime socialiste et les acquis de la révolution.
Le pouvoir populaire doit soumettre à de sévères sanctions judiciaires ceux qui violent la loi, imprégnés d’idées rétrogrades, pour en finir avec les pratiques non socialistes.
La délinquance en est une des plus dangereuses. Elle suscite de l’inquiétude dans la population et trouble l’ordre public, exerçant ainsi une influence négative sur les masses. Si elle gagne du terrain, elle risque de compromettre le régime socialiste. Nous ne devons pas la négliger sous prétexte que les délinquants sont peu nombreux, mais au contraire la supprimer dès ses débuts. Le pouvoir populaire doit prendre des mesures révolutionnaires pour la bannir, de sorte que les délinquants se rendent compte que la légalité socialiste est rigoureuse. Il faut inspirer de la terreur non à la population mais aux délinquants. Etant donné que nous construisons le socialisme, encerclés par le capitalisme, nous ne saurions sauvegarder le socialisme si nous ne menons pas une lutte intransigeante contre la délinquance.
Il incombe en outre au pouvoir populaire de combattre résolument le détournement, la dilapidation et le gaspillage des biens de l’Etat et de la société, le commerce illicite et les cor-ruptions pratiquées au moyen d’argent et de marchandises. Dans la société socialiste, personne ne peut ni ne doit duper les autres, passer son temps à fainéanter ou mener une vie particulièrement aisée. C’est donc au pouvoir populaire d’extirper tout vice et toute corruption, d’amener tous les travailleurs à travailler et à vivre en fonction des exigences du socialisme, d’améliorer de façon égale le niveau de vie matériel et culturel de la population et de le protéger efficacement.
L’exercice par le pouvoir populaire d’une dictature sur les forces et les éléments qui tendent à porter atteinte aux intérêts des masses, loin d’être une violation des droits de l’homme, est au contraire la meilleure façon de défendre ces droits sacrés de l’homme, qui, en tant qu’être social, veut vivre et se développer en toute indépendance et de façon créatrice. Les droits de l’homme ne sont véritables que lorsque les masses populaires en jouissent réellement. D’ailleurs, la dictature démocratique populaire représente la fonction autoritaire du pouvoir populaire, dont le rôle est d’assurer aux masses les droits et libertés démocratiques qui leur reviennent en tant que maîtres de l’Etat et de la société. Les violateurs des droits de l’homme, ce sont les impérialistes et les autres réactionnaires car ils répriment cruellement les peuples et les personnalités qui réclament la liberté et la démocratie, les persécutent inhumainement et portent même atteinte à leur droit à l’existence. Sous couvert de «défense des droits de l’homme», ils accusent l’autorité que le pouvoir socialiste exerce sur les éléments hostiles d’être une violation des droits de l’homme, mais c’est là une absurdité. Notre pouvoir populaire est tenu de renforcer encore la dictature démocratique populaire, arme de la révolution pour défendre la souveraineté des masses, afin de mieux servir celles-ci.
L’œuvre révolutionnaire Juche pour l’émancipation des masses est un processus de grands changements et créations pour la transformation de l’homme, de la société et de la nature selon les exigences des idées du Juche; une œuvre à long terme qui doit se poursuivre de génération en génération. Elle ne peut progresser victorieusement et être parachevée que lorsque les masses y prennent une part active et qu’elles fournissent un effort soutenu; et elle ne peut se réaliser que grâce au pouvoir populaire, qui a le pouvoir et la force d’organiser et de diriger de façon unifiée les activités de tous les membres de la société.
Notre pouvoir populaire est le meilleur pouvoir qui soit, capable de réaliser le socialisme et le communisme grâce à son caractère et à sa forme, sa mission et ses devoirs, ses fonctions et son rôle. Nous devons donc le renforcer sans relâche pour le développer et le perfectionner en fonction des exigences de la société socialiste puis communiste.
Pour renforcer et développer notre pouvoir populaire et en faire un pouvoir révolutionnaire, solide et efficace, capable de conduire au triomphe l’œuvre révolutionnaire Juche, il faut rester fidèle aux principes révolutionnaires régissant le pouvoir.
Appliquer parfaitement les idées et les directives du leader est le principe fondamental à respecter en ce domaine.
Le pouvoir populaire est chargé de défendre résolument et de faire fidèlement appliquer les idées et les directives du leader; toutes ses activités se confondent avec la mise en œuvre de ces idées et de ces directives. Un pouvoir qui met en œuvre ces idées et ces directives peut parachever l’œuvre révolutionnaire du leader de génération en génération, tandis qu’un pouvoir qui refuse de le faire finit par succomber sous les calomnies et les attaques des ennemis. C’est une vérité confirmée par l’histoire de la mise en place du pouvoir de la classe ouvrière. Nous devons appliquer à la lettre les idées et les directives du Leader en matière de développement du pouvoir et faire de notre pouvoir populaire un pouvoir révolutionnaire invincible, parfaitement capable de faire progresser victorieusement l’œuvre révolutionnaire du Leader et de la parachever.
Une idéologie unique doit présider au développement du pouvoir et en assurer la continuité.
Cela signifie mettre en place et gérer le pouvoir en se guidant uniquement sur les idées du leader, le renforcer et le développer toujours selon ces idées; autrement dit, mettre sur pied un pouvoir apte à accomplir l’œuvre révolutionnaire du leader, œuvre ayant pour but de réaliser l’émancipation des masses, et préserver son caractère à travers les générations.
Etablir un pouvoir révolutionnaire fidèle au leader, de nature à émanciper les masses, et préserver strictement son caractère révolutionnaire est une exigence fondamentale qui se présente tout au long de la période historique du développement du pouvoir socialiste. Durant cette période, les générations engagées dans la révolution se succèdent sans cesse, et celle-ci change d’objectifs. Pourtant, le caractère révolutionnaire du pouvoir populaire ne doit nullement changer en tant que pouvoir révolutionnaire sous l’égide du leader. Que le pouvoir ne soit pas à même d’assurer sa continuité en tant que tel, signifie qu’il a perdu son caractère révolutionnaire de pouvoir au service des masses. Comme le montrent les leçons de l’histoire, les ennemis et les renégats de la révolution se sont évertués, afin de détruire et de renverser le pouvoir révolutionnaire, à dénigrer et à neutraliser les idées et les directives du leader en matière d’édification du pouvoir. Nous devons donc immuablement prendre pour guide les idées révolutionnaires de notre Leader et préserver jalousement la nature révolutionnaire de notre pouvoir populaire.
Nous devons également sauvegarder les traditions établies par le Leader en matière de mise en place d’un pouvoir révolutionnaire et les perpétuer de génération en génération. Comme toutes les œuvres révolutionnaires, le développement du pouvoir suit un processus logique déterminé, durant lequel des idées, des théories et des méthodes en la matière se créent et des réalisations sont accomplies. Les traditions révolutionnaires d’un pouvoir constituent une richesse inestimable, une précieuse assise pour son renforcement et son développement ultérieur. C’est grâce à ces traditions qu’un pouvoir révolutionnaire se maintient solidement. Si ces traditions admettent en leur sein des éléments hétérogènes ou si elles sont bafouées, ce pouvoir n’aura que des racines fragiles et pourra facilement être ébranlé. Nous ne devons tolérer aucune tentative de ternir ou d’annihiler les traditions révolutionnaires du pouvoir populaire, mais les perpétuer dans toute leur pureté de sorte que ce pouvoir reste celui du Leader.
Le parti doit renforcer son rôle dirigeant dans le développement du pouvoir.
C’est par l’intermédiaire de la direction du parti que les idées et les directives du leader se réalisent. Le parti de la classe ouvrière est l’avant-garde et la force dirigeante de la révolution, appelée à réaliser les idées et les directives du leader; le pouvoir populaire en fait exécuter la politique. C’est seulement sous la direction du parti que ce dernier peut préserver son caractère révolutionnaire, s’acquitter de sa mission et de son rôle, se développer et se renforcer sans cesse. Sans le parti, l’existence même du pouvoir populaire est inconcevable. La direction du parti lui est vitale. L’expérience prouve que si le parti de la classe ouvrière n’est pas en mesure d’exercer sa direction, le peuple se trouvera privé de son pouvoir, de ses droits et libertés démocratiques et de sa vie heureuse. Nous sommes tenus de combattre résolument toute tendance et toute tentative de renier ou d’affaiblir la direction du pouvoir par le Parti, et de raffermir les rouages par l’intermédiaire desquels il exerce cette direction au sein du pouvoir populaire. Il est nécessaire d’accroître la capacité de direction et de combat du Parti, de résoudre sous sa direction les problèmes posés par le développement du pouvoir et ses activités, et de développer et renforcer ainsi le pouvoir populaire pour en faire une arme politique immuablement au service de l’œuvre révolutionnaire du Leader.
Il faut adopter une position indépendante, basée sur les idées du Juche, si l’on veut consolider et développer le pouvoir populaire. C’est une exigence essentielle pour le développement de celui-ci. L’homme, être social, vit et se développe dans le cadre d’une collectivité sociale donnée. Le pays et la nation sont les collectivités sociales qui exercent le plus grand ascendant sur la vie des individus et qui les regroupent dans la communauté la plus solide qui soit, dont ils doivent partager le sort. Il est tout à fait naturel que le pouvoir s’installe et se développe dans le cadre d’un pays et d’une nation. Cela étant, si l’on tombe dans la servilité envers les grandes puissances ou dans le dogmatisme sans adhérer à la position Juche, on ne saurait résoudre les problèmes posés par le développement du pouvoir en toute indépendance, conformément aux exigences et aux intérêts de son peuple, et à la longue, on risquera de faire échouer cette entreprise. Pour résoudre en toute indépendance et de façon créatrice les problèmes du pouvoir, il faut absolument adhérer à une position indépendante conforme aux idées du Juche. Nous devons prendre pour guide immuable les idées du Juche et développer le pouvoir à notre manière.
Il importe de se conformer aux aspirations souveraines toujours croissantes des masses si l’on veut renforcer et développer le pouvoir populaire.
Plus l’histoire et la révolution progressent, plus les aspirations souveraines des masses s’accroissent. C’est en se conformant à ces aspirations que le pouvoir populaire peut servir authentiquement les intérêts du peuple. Si la lutte pour le pouvoir est ardue, son développement et sa transformation en véritable pouvoir populaire ne le sont pas moins. Un pouvoir ne peut jouir de l’amour et du soutien du peuple que lorsqu’il répond aux aspirations souveraines croissantes des masses; dans le cas contraire, il sera réprouvé du peuple, et un tel pouvoir est condamné à disparaître, tandis qu’un pouvoir qui bénéficie de l’amour et du soutien du peuple gagne toujours en force.
Pour développer le pouvoir populaire conformément aux aspirations souveraines croissantes des masses, il faut qu’il élabore sa politique sur la base de celle du parti et en conformité avec la volonté et les vœux des masses et l’applique parfaitement. C’est cette politique qui détermine l’orientation, le contenu et la méthode essentiels de son développement et de ses activités. C’est la façon dont le pouvoir populaire élabore sa politique et la pratique qui conditionne finalement son développement et son fonctionnement. Pour un pouvoir populaire, adapter sa politique aux vœux des masses signifie faire siens ces vœux de façon organisée. Mais ce n’est pas synonyme d’œuvrer et de se développer conformément aux exigences et aux intérêts des masses. Pour développer et gérer le pouvoir réellement en fonction des exigences et des intérêts de celles-ci, il faut faire en sorte que le pouvoir populaire transforme sa politique en une œuvre des masses elles-mêmes et la mette en application en faisant appel à leurs forces et à leur intelligence. L’important en est de garantir par le régime d’Etat et par la légalité le droit du pouvoir populaire à formuler sa politique, à l’exécuter et à contrôler cette exécution, et de lui permettre d’exercer effectivement ce droit. Notre pouvoir populaire doit s’efforcer toujours d’élaborer sa politique et de la mettre à exécution selon la volonté des masses pour être véritablement à leur service.
Pour développer le pouvoir populaire conformément aux aspirations souveraines grandissantes des masses, il est nécessaire de renforcer et perfectionner le régime socialiste. Il s’agit là d’une condition sine qua non. Nous devons consolider et développer sans relâche notre régime socialiste axé sur les masses, pour faire du pouvoir populaire un véritable pouvoir révolutionnaire, fidèle serviteur du peuple et étroitement uni à lui, dans lequel il plonge profondément ses racines.
Pour que le pouvoir populaire s’acquitte parfaitement de sa mission, il faut bien encadrer ses organes à tous les niveaux et améliorer sans cesse leur travail en conformité avec l’évolution de la situation et les aspirations des masses.
Les fonctions et le rôle des organes du pouvoir doivent être étendus davantage.
Les organes du pouvoir sont les véritables représentants des masses, dont ils représentent directement la volonté et dans l’intérêt desquelles ils exercent le pouvoir. Ils occupent une position prépondérante dans la structure du pouvoir, étant les seuls à incarner le pouvoir souverain. Dans notre pays, ce sont l’Assemblée populaire suprême et les autres organes du pouvoir aux différents niveaux qui garantissent par leurs activités l’unicité et l’intégrité de la souveraineté.
Les assemblées populaires sont constituées de délégués qui sont les meilleurs éléments de toutes les classes et couches sociales, élus selon les principes du suffrage démocratique, et jouissent dans leur plénitude de tous les pouvoirs. Les assemblées populaires à tous les échelons, dont l’Assemblée populaire suprême, doivent se réunir régulièrement et conformément aux exigences de la Constitution socialiste et travailler efficacement pour adopter des lois et des décisions conformes à la volonté et aux vœux des masses. Les députés sont élus par le peuple et ils doivent exercer correctement au sein des assemblées populaires leurs droits de parole et de vote pour traduire fidèlement la volonté et les vœux des masses. Ils doivent se mêler le plus souvent possible à leurs électeurs et aux masses pour écouter leurs opinions et les inciter vivement à mettre en œuvre la politique du Parti et de l’Etat.
Les comités populaires sont les organes permanents du pouvoir; la direction exercée en vertu de leurs pouvoirs est l’essentiel de leurs fonctions. Les comités populaires à tous les échelons doivent exercer leur direction et leur contrôle de façon que les lois, les ordres, les décrets, les décisions et les directives de l’Etat et les décisions des assemblées populaires locales soient exécutés infailliblement. S’ils n’exercent pas correctement leur direction, les lois et les décisions, quelque bonnes qu’elles soient, ne sauraient être appliquées comme il faut. Les comités populaires à tous les échelons doivent, aux termes des lois de l’Etat, contrôler et diriger correctement les organismes administratifs et économiques, ainsi que veiller au respect de la légalité socialiste. Ils doivent se réunir régulièrement et élever le sens des responsabilités et le rôle de leurs membres pour régler conformément à la volonté et aux vœux du peuple tous les problèmes qui se posent pendant les vacances des assemblées populaires.
Pour améliorer le travail des comités populaires, il est nécessaire d’accroître le rôle du Comité populaire central, organe dirigeant suprême du pouvoir d’Etat. C’est en accroissant son rôle qu’il parviendra à diriger correctement l’ensemble de la vie politique, économique et culturelle du pays et à établir un système de travail cohérent des organes du pouvoir. Le Comité populaire central doit superviser étroitement le Conseil d’administration et diriger efficacement les comités populaires locaux, les tribunaux et les parquets.
Il faut aussi accroître le rôle des organes exécutifs administratifs.
Ceux-ci ont pour mission d’organiser et de gérer directement la vie sociale, en vertu des lois, des ordres, des décrets, des décisions et des directives des organes du pouvoir d’Etat. Au fur et à mesure que se développe le socialisme puis le communisme, la société s’organise de mieux en mieux et la vie sociale gagne en diversité. Aussi les organes exécutifs administratifs doivent-ils accroître leur rôle pour pouvoir gérer correctement la société socialiste et en assurer le développement harmonieux.
Le Conseil d’administration est l’organe exécutif administratif de l’instance suprême du pouvoir: il a pour rôle de prendre les mesures nécessaires pour appliquer la politique du Parti et de l’Etat, d’organiser et de diriger l’ensemble des affaires administratives et économiques du pays. Il doit cependant, tout en supervisant l’ensemble de ces affaires, veiller principalement sur les affaires économiques. Toutes les affaires économiques d’importance nationale doivent être examinées et décidées par lui, qui est l’état-major de l’économie. Il lui incombe de les planifier et de les diriger judicieusement et d’établir une rigoureuse discipline administrative pour développer rapidement l’économie nationale. Il doit se réunir régulièrement en session plénière, de même que doit se réunir son présidium, et adopter des mesures pertinentes pour résoudre les problèmes importants que pose la gestion de l’Etat et de l’économie.
Les comités et les ministères sont des organes exécutifs sectoriels du Conseil d’administration, organes administratifs sectoriels de l’instance centrale. Ils ont la responsabilité de diriger et d’administrer sous la direction du Conseil d’administration les secteurs correspondants en fonction de leurs attributions.
Les comités administratifs et économiques locaux sont les organismes exécutifs des organes locaux du pouvoir, organes administratifs chargés des unités correspondantes. Ils ont pour fonction principale de développer l’économie locale et d’élever le niveau de vie de la population des régions de leur ressort. Ils doivent exploiter au maximum les ressources et le potentiel locaux, organiser et diriger avec un sens aigu des responsabilités l’activité des différents secteurs dans leur région, notamment l’industrie, le bâtiment, l’enseignement, la santé publique, les services et le commerce extérieur local. Ils doivent s’employer activement, en faisant preuve de sens des responsabilités et d’esprit d’initiative, à assurer une plus grande aisance et un cadre de vie plus agréable à la population. C’est aussi à eux d’instaurer une discipline administrative et de renforcer le contrôle administratif.
Les tribunaux et les parquets doivent accroître leur rôle.
Ce sont des organes judiciaires du pouvoir populaire, chargés d’assurer au moyen de dispositions juridiques la mise en œuvre de la politique du Parti et de l’Etat, de défendre et de protéger la souveraineté et la créativité des masses contre les manœuvres des ennemis de classe et contre tout acte illégal. C’est en renforçant ces organes et en rehaussant leur rôle qu’on pourra protéger sûrement le pouvoir du peuple, ses droits constitutionnels, le régime socialiste et les biens de l’Etat et de la société.
Les tribunaux et les parquets doivent veiller avant tout à assurer au moyen de dispositions juridiques la mise en œuvre de la politique du Parti. Ils doivent combattre énergiquement toute tentative de perturbation de l’ordre de gestion de la société socialiste, le détournement et le gaspillage des biens de l’Etat et de la société, protéger au mieux les droits des citoyens, la vie et les biens du peuple, et prévenir tout acte criminel et toute infraction à la loi. Avec le concours des organes de la sûreté, ils doivent combattre résolument toute pratique non-socialiste dans tous les domaines de la vie sociale, de façon que s’implante un mode de vie sain et révolutionnaire dans la société.
Une attention particulière doit être accordée à l’amélioration du fonctionnement des organes du pouvoir des arrondissements.
Les organes du pouvoir des arrondissements sont l’échelon de base du pouvoir populaire, et l’arrondissement est l’unité susceptible d’assurer de façon intégrale le développement éco-nomique et culturel local, l’unité principale de gestion de la vie économique locale. Si les organes du pouvoir des arrondissements fonctionnent comme il se doit, les arrondissements se renforceront et le pays deviendra plus riche et puissant. Ils doivent s’attacher à renforcer leur arrondissement conformément aux exigences immédiates et futures de l’édification du socialisme et du communisme et à développer harmonieusement les divers secteurs de la vie sociale. Ils doivent développer les divers mouvements pour obtenir le titre d’arrondissement modèle, notamment en matière d’observation de la légalité, d’exécution du budget local ou de réalisation de l’unité entre l’armée et le peuple, mouvements dont les avantages et la validité ont déjà été mis en évidence.
Les mairies des communes rurales et urbaines ainsi que les inminban (subdivision communale non-administrative—NDLR) doivent améliorer leur fonctionnement et activer le mouvement du titre de commune ou d’inminban «Drapeau rouge» pour donner une formation révolutionnaire à toutes les familles, bien entretenir les villes et les villages et assurer au mieux l’ordre public.
Les organes du pouvoir des échelons central et provincial doivent diriger les arrondissements avec plus d’efficacité et les aider de leur mieux de sorte que ceux-ci manifestent pleinement leur autonomie et leur initiative.
Pour améliorer le fonctionnement des organes du pouvoir populaire, il faut mettre pleinement en œuvre la démocratie socialiste.
La démocratie socialiste est le mode d’activité fondamental du pouvoir populaire. Elle incarne la nature collectiviste de la société socialiste, c’est une authentique démocratie qui permet aux masses laborieuses d’exercer effectivement les droits qui sont les leurs en tant que maîtres de la société et de s’acquitter des obligations et du rôle qui leur reviennent à ce titre. Les organes du pouvoir populaire sont tenus de mettre pleinement en œuvre la démocratie socialiste pour permettre aux masses de participer largement à l’exercice du pouvoir et pour leur assurer réellement souveraineté et créativité.
Appliquer à fond la ligne révolutionnaire adoptée à l’égard des masses est une exigence fondamentale pour réaliser la démocratie socialiste dans les activités des organes du pouvoir populaire. Cette ligne constitue le principe fondamental à suivre par les organes du pouvoir populaire, car elle exige que ceux-ci servent loyalement les masses et qu’ils s’appuient sur leurs forces inépuisables pour résoudre tous les problèmes. La démocratie socialiste est pour et par les masses. Ce n’est que si les organes du pouvoir populaire mettent parfaitement en œuvre la ligne révolutionnaire adoptée à l’égard des masses que celles-ci peuvent s’engager dans un but précis dans la lutte pour une vie souveraine et créatrice. Les organes du pouvoir populaire doivent mettre au premier plan les intérêts du peuple et subordonner tout à la réalisation de sa volonté et de ses vœux. Ils doivent avoir confiance en la force des masses et la mettre en œuvre pour accomplir les tâches qui s’imposent à eux. Les fonctionnaires des organes du pouvoir populaire doivent prendre pour devise l’enseignement du grand Leader: «Qui fait confiance au peuple et prend appui sur lui est promis à la victoire, mais qui s’attire la réprobation du peuple est voué à l’échec». Ils doivent toujours se mêler aux masses, partager avec elles le pire comme le meilleur, les éduquer et les mobiliser pour promouvoir énergiquement la révolution et le développement du pays.
L’amélioration de leurs méthodes et de leur style de travail est l’essentiel pour réaliser la démocratie socialiste.
L’important à cet égard est de bannir l’autoritarisme et la bureaucratie. Les organes du pouvoir populaire sont là non pour dominer le peuple, mais pour le servir en défendant et en assurant ses intérêts; leurs fonctionnaires ne sont pas des bureaucrates, mais des serviteurs du peuple. Si nous tolérons l’autoritarisme et la bureaucratie chez eux, les intérêts du peuple en souffriront et les organes du pouvoir seront rejetés par le peuple. Aussi faut-il soigner la formation idéologique de leur personnel de sorte qu’il ne commette pas d’abus, et si de telles pratiques sont constatées, les combattre sans tarder et les empêcher de se répandre.
Il est également nécessaire de combattre résolument l’égo-centrisme et l’irresponsabilité des fonctionnaires des organes du pouvoir populaire. L’égocentrisme est une erreur idéologique qui consiste à accorder une plus grande importance aux intérêts de son secteur d’activité ou de sa région qu’aux intérêts de l’ensemble du Parti et de l’Etat. Il a pour origine l’égoïsme et l’arrivisme; il trouble l’ordre d’administration centraliste d’Etat socialiste basé sur le collectivisme et fait obstacle à la mise en œuvre de la politique du Parti. Une lutte intransigeante doit être, engagée auprès des fonctionnaires des organes du pouvoir populaire contre l’égocentrisme des bureaux, des organismes et des régions pour en finir avec lui une fois pour toutes. Les fonctionnaires des organes du pouvoir ont pour mission d’assurer au peuple une vie heureuse; pour eux, manquer de sens des responsabilités dans leur travail revient à trahir la confiance et les attentes du peuple. Ils doivent s’employer activement à résoudre les problèmes que posent le développement économique du pays et l’amélioration des conditions de vie du peuple. «Au service du peuple!», voilà le mot d’ordre révolutionnaire dont ils doivent s’inspirer constamment pour faire preuve de dévouement au peuple, afin d’assurer à celui-ci une vie plus aisée et heureuse.
Il faut améliorer et perfectionner le système de travail des organes du pouvoir populaire.
C’est seulement en le faisant sans relâche en fonction de l’évolution de la situation et des aspirations des masses qu’ils pourront s’acquitter de leur mission et de leurs obligations de serviteurs du peuple.
L’exercice judicieux du centralisme démocratique est d’une importance majeure à cet effet. On ne pourra assurer au peuple les véritables droits et libertés politiques et une vie heureuse que sous la direction unifiée du pouvoir populaire, laquelle est garantie par le centralisme. Une démocratie basée sur le centralisme est une véritable démocratie; un centralisme qui assure la démocratie au peuple est un centralisme digne de ce nom. Le travail des organes du pouvoir populaire doit être organisé de façon que l’on donne une place judicieuse à la démocratie, tout en mettant cependant l’accent sur le centralisme et en lui accordant la primauté.
Parallèlement à cela, les organes du pouvoir populaire doivent élaborer des règlements judicieux pour eux-mêmes, déterminer leurs fonctions et les observer à la lettre pour assurer une gestion régulière des affaires de l’Etat.
Un parfait ordre légal doit être établi sous l’égide de l’Etat. La légalité socialiste représente les normes de conduite que sont tenus de respecter tous les citoyens, et le principal moyen de l’exercice du pouvoir populaire. Dans la société socialiste, il doit y avoir nécessairement une loi que tous ses membres doivent observer obligatoirement pour organiser leur vie et coordonner leurs activités. Quiconque vit sur le territoire de notre République doit obéir inconditionnellement aux lois de l’Etat. Ce n’est que lorsqu’un parfait ordre légal est établi dans la société qu’il est possible de consolider et de développer le régime socialiste et d’assurer au peuple une vie heureuse, exempte de tout danger. En fonction des exigences du socialisme et de notre révolution, de nouveaux lois et règlements populaires et révolutionnaires doivent être élaborés dans les divers domaines, et ceux qui sont actuellement en vigueur doi-vent être perfectionnés sans cesse. Par ailleurs, une forte discipline administrative doit être établie sous le contrôle de l’Etat pour que soient exécutées à la lettre les lois, les décisions et les directives de l’Etat, et il doit régner dans toute la société une atmosphère révolutionnaire de respect des lois.
Il est nécessaire d’élever le niveau politique et idéologique des fonctionnaires des organes du pouvoir populaire, ainsi que leur compétence professionnelle.
Ils font partie du personnel dirigeant de la révolution, étant directement responsables du fonctionnement des organes du pouvoir populaire; c’est de leur niveau politique et idéologique et de leur compétence professionnelle que dépend le résultat des activités de ceux-ci.
Ils doivent être fidèles au Parti et au Leader. C’est la première qualité exigée des fonctionnaires. Ce n’est qu’en l’étant qu’ils pourront s’acquitter de leurs tâches en tant que personnel dirigeant dans la révolution et le développement du pays. Ils doivent faire de la fidélité au Parti et au Leader leur article de foi et leur credo et la considérer comme une consigne morale et une nécessité de leur vie quotidienne; cette fidélité doit être constante, pure et absolue. Elle doit se manifester dans la pratique de la lutte pour servir loyalement le peuple. La lutte pour défendre et appliquer la ligne du Parti et du Leader se confond avec celle menée dans l’intérêt des masses. En dehors de cette lutte, on ne saurait parler de fidélité au Parti et au Leader. Les fonctionnaires des organes du pouvoir populaire doivent accorder aux intérêts du peuple un plus grand prix qu’à leur propre vie et consacrer le meilleur d’eux-mêmes à son bien pour s’acquitter de leurs obligations de serviteurs fidèles et fils dévoués du peuple.
Ils doivent posséder l’art de diriger et un dynamisme révo-lutionnaire. L’évolution de la situation exige d’eux qu’ils aient des compétences, la théorie, les méthodes et toutes les connaissances nécessaires pour résoudre les problèmes qui se posent dans leurs secteurs et leurs unités. Ils doivent faire leur un style d’étude révolutionnaire, étudier assidûment et se mêler le plus souvent possible au peuple pour se mettre consciencieusement à son école.
La formation des fonctionnaires du pouvoir populaire est une tâche de haute responsabilité, car c’est d’elle que dépend l’avenir du pouvoir.
Pour les former en prévision des besoins futurs, un rôle important doit être joué par les établissements de formation en ce domaine, dont l’Ecole supérieure d’économie nationale, et les établissements d’enseignement supérieur en général. Il appartient à ces centres de formation spécialisés et à ces établissements d’enseignement supérieur de former des cadres d’une fidélité à toute épreuve au Parti et au Leader, dévoués au peuple et d’un bon niveau professionnel.
Les organisations du Parti doivent diriger avec un grand sens des responsabilités les organes du pouvoir de sorte qu’ils appliquent à fond la politique du Parti.
A cet égard, elles doivent amener les organes du pouvoir à satisfaire les exigences du système de travail de Tae-an, mode politique correspondant à la nature de la société socialiste. C’est dans leur comité du Parti que les organes du pouvoir doivent examiner les grands problèmes de principe posés par la mise en œuvre de la politique du Parti. La direction des organes du pouvoir par le Parti revêt un caractère politique et vise à faire appliquer la politique du Parti. Les organisations du Parti doivent se garder de supplanter l’administration et bannir le subjectivisme et l’arbitraire chez leurs permanents en matière de direction des organes du pouvoir populaire. Les permanents du Parti ne doivent pas tenter de se substituer aux fonctionnaires des organes du pouvoir pour régler les affaires administratives à leur place. Les organisations du Parti doivent s’efforcer d’élever le prestige et l’autorité de ces derniers et de leur assurer les conditions de travail requises pour qu’ils fassent pleinement preuve d’esprit d’initiative et d’autonomie.
Elles doivent veiller à bien encadrer les organes du pouvoir populaire. Il convient de recruter des personnes dévouées au Parti et au Leader, prêtes à servir loyalement le peuple, endurcies dans la pratique et bien préparées sur les plans théorique et pratique. Il faut ensuite les aider et les soutenir par tous les moyens pour qu’elles s’acquittent parfaitement de leurs devoirs. Les organisations du Parti doivent intensifier la formation et le combat idéologiques auprès de ces personnes pour en faire des cadres dignes de ce nom, décidés à donner le meilleur d’eux-mêmes au Parti et à la révolution, à la patrie et au peuple. Elles sont tenues de s’efforcer plus particulièrement de raffermir la fidélité au Parti des fonctionnaires du pouvoir. Par fidélité au Parti, nous entendons un véritable culte du Parti. Elles doivent diriger avec soin leur activité militante en veillant avant tout à ce qu’ils trempent leur fidélité au Parti, pour qu’ils puissent travailler énergiquement aux glorieux postes que le Parti leur a assignés.
Notre pouvoir populaire, qui bénéficie de la direction du Parti et du Leader, est promis au plus brillant avenir, et notre peuple reste fermement déterminé à le sauvegarder en toutes circonstances. Nous devons nous attacher, conscients de la mission historique que nous assumons devant le monde contemporain et la révolution, à renforcer le pouvoir populaire au service du peuple pour défendre et développer notre socialisme axé sur les masses.
Le renforcement du pouvoir populaire est une condition majeure de la sauvegarde et du développement de notre socialisme. Le Parti place une confiance illimitée en les fonctionnaires des organes de ce pouvoir et met de grands espoirs en eux.
Je suis convaincu qu’à l’avenir comme par le passé ils rempliront les tâches que la révolution leur assigne, avec un grand sens des responsabilités, animés d’une fidélité à toute épreuve au Parti et au Leader et d’un dévouement infini au peuple, pour mettre ainsi plus en évidence la valeur de notre pouvoir populaire.